

Communauté Métisse de l'Estrie appuie la sauvegarde du parc du Mont Orford SOS PARC ORFORD
Les Métis manifestent
13 mars 2006
Monsieur Rodier,
La Communauté métisse de l’Estrie s’oppose fermement à toute transaction concernant le Parc du Mont Orford et autres terres publiques.
En bref, les Métis de l’Estrie considèrent être les propriétaires véritables de terres qui s’appelaient initialement Terres des Sauvages qui se sont ensuite retrouvées sous l’appellation Terres de la Couronne et maintenant, terres publiques. Le Mont Orford en fait partie.
Le projet de privatisation en cours témoigne d’un grand mépris envers nos valeurs et le bien commun.
Nous voulons nous allier aux défenseurs de ce patrimoine qui est le nôtre et avec de la population québécoise qui partage là nos valeurs.
Nous sollicitons une rencontre avec vous.
Raymond Cyr
Métis
Conseiller spécial du président de Communauté métisse de l’Estrie
Membre de l’Alliance autochtone du Québec
Membre de l’Union National Métisse St-Joseph du Manitoba
13 mars 2006
Bonjour
Il faut avoir marché les divers sentiers de ce Parc pour comprendre tout le drame qui est en train de se jouer. Avez-vous parcouru le sentier du Mont Chauve ou celui qui mène au sommet d'Orford ? Il faut écouter cette forêt plusieur fois centenaires nous parler, nous envelopper, nous protéger.
Un autre beau projet de CONDominium pour rentabiliser des pentes de ski siphonnant l'eau potable de la région qui risque d'assoifer ses résidents et détruire l'écosystème, pour rester "rouvert" trois semaines de plus par année.
La MacDonalisation de notre territoire se poursuit de plus belle. Et si on laisse faire ,on pourrait imaginer pour le future, un m-a-g-n-i-f-i-q-u-e PARC SAFARI GASPÉSIEN au sommet des Chic-Choc pour aller nourir aux peannuts les Cariboux de là-haut! Un ptit Casino au Parc de la Yamaska avec vu sur la plage! Mais ça on a pas le droit de le dire sans passer pour des "sans visions". Comme le disait TODOR BOUCHONNEAU " Pas d'avancement ,pas d'progras,pas d'progras, pas d'avancement mesieu l'maire"
Yves Décosse
Membre de l'Alliance autochtone du Québec
Membre de la Communauté Métisse de l'Estrie
13 mars 2006
Bonjour
Ça a vraiment pas de bon sens de ceder une partie du Parc du Mont Orford pour un quelconque développement immobilier. Le gouvernement Charest se croit tout permis. Ce territoire est portégé.
Si on laisse le gouvernement changé les règles à sa guise, on peut dire adieu à nos parcs et territoires protégés. Ça serait le début de la fin. C'est connu , on cède un pouce et il prend le bras au complet.
Danielle Robineau
Membre de l'Alliance autochtone du Québec
Membre de la Communauté Métisse de l'Estrie
Membre de l’Union National Métisse St-Joseph du Manitoba
14 mars 2006
Bonjour
Nous sommes allés, Gilles Côté et moi, à la mairie du Canton d'Orford hier soir (lundi) afin de faire valoir au maire Rodier que nous, la Communauté métisse de l'Estrie, somme contre toute vente (une parcelle ou un caillou) du Mont Orford.
Après des échanges de poignées de mains et de propos de solidarité, M. Le maire nous invita à communiquer avec Mme Gisèle Lacasse qui prépare une manifestation sur le Chemin du parc (chemin de la mairie) dimanche le 26 mars prochain.
Je remercie Marco et autres intervenants de se manifester publiquement, ici, et de contribuer à cette ''guerre'' médiatique.
Il y a un bout de temps que ça gronde autour du mont.
Raymond Cyr
Membre de l'Alliance autochtone du Québec
Membre de la Communauté Métisse de l'Estrie
Membre de l’Union National Métisse St-Joseph du Manitoba
14 mars 2006
Bonjour
Je vous passe l'information sur Coalition SOS Parc Orford:
Prit a ce lien:
http://www.corusnouvelles.com/nouvelle-coalition_sos_parc_orford-8798-4.html
(CHLT)- Une nouvelle coalition a vu le jour hier pour protéger le parc du Mont-Orford. Plusieurs organismes nationaux et locaux, de même que quelques centaines de citoyens font parti de la coalition, appelée SOS Parc Orford.
La porte-parole de SOS Parc Orford, Gisèle Lacasse-Benoît, explique que les résidents d'Orford se mobilisent.
La coalition organisera une marche le 26 mars prochain, à 13 heures, en face de l'hôtel de ville du Canton d'Orford et une autre le 22 avril à Montréal pour manifester l'opposition des citoyens à la privatisation du Mont-Orford.
De plus, dans quelques jours, la coalition mettra en ligne un site internet, sosparcorford.org.
Sophie Bernier / CHLT
Marco
Métis et Fier de l'Être
Li Esprit, not criâteure, li courage mi yi nawn, paray chee i tayh ta maw.
Esprit,notre créateur, donne-nous le courage d'être une seule pensée.
14 mars 2006
À Monsieur Raymond Cyr
Shè:kon M. Cyr,
je suis un citoyen du Canton d'Orford et membre de la nation Mohawk (kanienkehaka). Pierre Dépôt de la Coalition "SOS Parc Orford" m'a demandé de communiquer avec vous afin de voir quelle forme de contribution vous pourriez apporter dans le débat afin de sauvegarder l'intégrité territoriale du Parc du Mont-Orford.
Par contre, avant de faire des déclarations publique, il faut s'assurer de certains faits historiques... vous affirmez que les Métis de l'Estrie (une association que je ne connais pas) sont les véritables propriétaires du Mont-Orford... sur quels traités ou tradition orale pouvez-vous affirmer avec certitude ce que vous affirmez ???
Ce territoire n'était-il pas parcouru par les Abénaquis et les Rotinonnsonni (peuples de la maison longue dont les Mohawks font partie) ?? Réjean Obomsawin d'Odanak pourrait peut-être apporter des éléments de réponse à cette question... mais il faut être très prudent avant de faire des déclarations publiques... il serait opportun de communiquer directement avec les Abénaquis d'Odanak de même que des historiens qui ont étudié l'occupation du territoire estrien et qui pourraient valider cette information essentielle.
redonnez-moi de vos nouvelles et au plaisir de vous relire.
O:nen ki wahi tanon tsi ieiohtokte.
Marty Meunier
15 mars 2006
À Monsieur Marty Meunier
Les Métis manifestent
Tawnshi, (Bonjour, en Métis du Nord)
Je suis Métis de l'Est et Métis de l'Ouest, une appellation désignant les Autochtones hors du contexte des réserves, une appellation juridique. Autrefois, nous nous faisions tous nommer Sauvages (Autochtones, actuellement).
Les premières réserves de l'Est furent constituées depuis 1831-32. Les Autochtones qui s'y inscrirent étaient déjà tous métissés, sans exception, à l'époque. Ils sont par ailleurs tous nos parents. En 1850, les premières législations touchent l'ensemble des Autochtones (Sauvages) et désignent les Indiens des réserves sans mentionner ceux et celles qui ont refusé de vivre en réserve (plus tard nommés Métis).
En 1982, la Constitution canadiennme (art. 35) fait du fait Métis (hors du contexte des réserves) un des statuts autochtones (les Sauvages d'autrefois) à l'égal de celui des Indiens et des Inuits. Ceux (Sauvages) qui ont refusé les réserves, à l'époque, sont désormais reconnus comme étant des Autochtone. Et c'est récent.
Avant 1850, des Métis vivaient ici, en Estrie, et ont acquis un droit au territoire en tant qu'Autochtones. Ils ne peuvent être ignorés.
Nous comprenons tous que si la Loi s'est intéressée aux résidents des réserves en créant la Loi sur les réserves, ou Loi sur les Indiens, la Loi n'a pas déterminé qui était Autochtones. Néanmoins et on le comprendra tout aussi facilement aussi que ce n'est pas la réserve qui a fait l'Autochtone et que le fait de la réserve amèna un enregistrement fédéral, d'où le registre tenu par les Affaires autochtones. Néanmoins, les Autochtones de statut Métis existent bel et bien. Ils se sont multipliés. Il y en a quelques milliers en Estrie.
Que les Abénakis ou les Mohawk fassent valoir leurs droits, nous les appuierons fermement car notre droit, celui des Autochtone Métis s'appuie sur les mêmes fondements que celui des Indiens dont celui de l'occupation territoriale.
Nous savons très bien que le statut juridique ''Métis'' est largement méconnu et ce, même des Indiens . Toutefois, nous nous manifesterons pour la préservation d'un bien commun.
Les terres publiques du Québec sont toujours les Terres des Sauvages.
Mina ka wawpamitin'n M. Meunier (Au revoir)
Raymond Cyr
Membre de l'Alliance autochtone du Québec
Membre de la Communauté Métisse de l'Estrie
Membre de l’Union National Métisse St-Joseph du Manitoba
28 mars 2006
Bonjour,
Une amie à tous, une Autochtone des Amériques, nous livre ce poême.
Raymond Cyr
QUAND LA MONTAGNE PLEURE
Quiconque croit que je ne suis que roche inanimée,
Ne connaît véritablement mon histoire ni mes secrets.
Dans mes entrailles exulte la vie, palpite mon âme.
Pour percer l’immensité de ma force et de ma beauté,
Il faudrait un regard attendri et la révérence du silence.
Mon visage est constamment caressé par le soleil,
Et la luminosité de la lune et des étoiles.
La neige et le vent m’insufflent le désir de perdurer.
À l’arrivée du Printemps, l’eau ruisselle doucement
Sur mon corps déjà entaillé il y a si longtemps.
Pour rendre les gens heureux, mes pentes s’offrent
À la fugue des skieurs, à la joie des férus des glissades,
À l’enchantement des familles en promenade…
Pourquoi veut-on me livrer aux enchères
Et effacer pour toujours mes coloris d’Automne?
Moi, le Mont Orford, je suis le gardien de la forêt,
Et le témoin de grands défis relevés sur mes versants.
Je ne suis pas à vendre car je suis votre frère cosmique.
Comme vous, j’ai besoin d’horizon, d’espace, de liberté.
Sauvez-moi! Je ne mérite pas d’être encerclé!
La logique des affaires se substituera-t-elle à la créativité,
Aux sentiments, aux enjeux environnementaux?
Jusqu’à maintenant je vous ai aidé à sauvegarder
La pureté de l’air, la végétation, la faune, la tranquillité…
Si derrière la brume vous entendez des gémissements,
C’est bien moi, votre montagne innocente qui pleure.
Norah Humérez-Comtois
14 mars 2006
Sherbrooke
16 avril 2006
Jacques Brassard appuie Charest
Jacques Brassard (archives)
Le gouvernement de Jean Charest a reçu un appui inespéré et pour le moins inattendu dans le dossier de la privatisation d'une partie du mont Orford.
L'ancien ministre péquiste de l'Environnement du Parti québécois Jacques Brassard souhaite que le gouvernement libéral résiste à l'opposition à son plan.
Il affirme qu'une pente de ski et un terrain de golf ne sont pas des milieux naturels et n'ont pas leur place dans un parc national.
Pour la pente de ski et le terrain de golf, il a sûrement raison. Mais la montagne MONSIEUR BRASSARD,
elle est là depuis des milliers d'années. Ce qui n'est pas "naturel", c'est de la sortir du Parc en prétextant que ce Mont n'est qu'une bébelle.
Il propose qu'on fasse comme au mont Tremblant et qu'on s'en tienne à la portion du territoire qui est maintenue dans son état naturel.
Mont-Orford
M. Brassard ajoute qu'un gouvernement élu démocratiquement ne doit pas céder à tout bout de champ devant les manifestants. Selon lui, le gouvernement perd le respect de la population quand il ne fait pas ce qu'il a dit qu'il ferait.
Allez dire ça aux familles qui seront expropriées de leur vieilles terres MONSIEUR BRASSARD.
Ah! La bonne vieille fraternité parlementaire.
Dans sa chronique dans Le Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean, M. Brassard donne en exemple la diminution des impôt promise par les libéraux et qui ne s'est jamais concrétisée. Il presse le gouvernement de ne pas céder aux manifestants : « La légitimité d'un gouvernement issu du suffrage universel ne doit pas, et ne peut-être mise en pièce constamment par le Pouvoir de la Rue. »
MONSIEUR BRASSARD, le "Pouvoir de la rue" ne vous en déplaise, est l'un des derniers rempart de notre démocratie. Je vous soupçonne d'avoir de petits relants de "Duplessisme". Et par le fait même, auriez-vous une petite crottes sur le coeur vis à vis vos anciens collègues? Je vous en prie, il s'agit de Montagne et de terre... ici.
Yves Décosse
Membre de l'Alliance autochtone du Québec
Membre de la Communauté Métisse de l'Estrie
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