18 juin 2008



PARC NATIONAL DU MONT-ORFORD

Les deux porte-parole d’opposition en matière de parcs, M. Simon-Pierre Diamond, député adéquiste de Margerite-d’Youville et M. Sylvain Pagé, député péquiste de Labelle se joignent à la coalition SOS Parc Orford pour demander à la ministre madame Line Beauchamp de réintégrer immédiatement les 459 ha exclus du Parc.

Rappelons que plusieurs récents sondages traduisent la présence d’un consensus régional sur la réintégration des terres au Parc. En effet, un sondage Léger Marketing réalisé le 7 et le 9 mai 2008 démontre que 74 % des citoyens de la région de l’Estrie demande que les 459 hectares retirés du Parc national du Mont-Orford soient immédiatement réintégrés dans le Parc national afin d’exclure la possibilité de construction de condos.

De plus, un consensus se dégage au Comité de relance de la station Mont-Orford (dirigé par M. Roger Nicolet) qui écarte pour le moment l’idée de construire des habitations au pied de la montagne. En effet, la construction sur les terres exclues ne figure pas parmi les scénarios retenus. Les deux scénarios possibles impliquent l’intégration des terres au Parc, soit 1) La construction sur des terrains privés à l’extérieur du Parc avec chaise d’accommodement; 2) Un partenariat avec la Sépaq ou la coopérative pour la gestion des activités.

Devant le consensus de la population, les conclusions du Comité de relance, la prise de position de l’éditorial du journal La Tribune et l’appui des partis d’opposition à la réintégration, la Coalition SOS Parc Orford demande à la ministre madame Lyne Beauchamp et au Premier ministre Jean Charest de respecter l’opinion de la population de l’Estrie et du Québec et de réintégrer immédiatement dans le Parc national les 459 hectares exclus par la Loi 23. Précisons qu’en cas d’accord entre les trois partis politiques présents, les procédures existantes à l’Assemblée Nationale font de cette réintégration une simple formalité. Selon Claude Dallaire, coordonateur de la coalition : « Depuis l’élection d’un gouvernement minoritaire, monsieur Charest affirme qu’il est à l’écoute de la population. Il a une occasion en or de passer de la parole aux actes ».

AU SUJET DE LA COALITION SOS PARC ORFORD

La coalition SOS PARC ORFORD a été créée avec l'objectif de protéger l’intégrité écologique et territoriale du parc national du Mont-Orford, de mettre fin aux démarches de vente d'une partie du parc. La coalition poursuit sont travail jusqu’à ce que les 459 hectares soient réintégrés dans le parc national, sous la protection de la Loi sur les parcs. Elle regroupe les partenaires principaux suivants : Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), Nature Québec/UQCN, CREE, Regroupement Orford pour un parc sans condos auquel, s’ajoute en date de ce jour, plus de 86 000 citoyennes et citoyens du Québec.

SOURCE: COALITION SOS PARC ORFORD

Information: Claude Dallaire, coordonnateur – Cellulaire (819) 578-7083


28 mai 2008



UNE BELLE RENCONTRE À SAINT-HUBERT

Dans le cadre de son stage en milieu scolaire, Madame Émilie Décosse, une jeune Métisse étudiante au Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire à l’Université de Montréal, a reçu Monsieur Raymond Cyr, leader et porte-parole de la Communauté Métisse de l’Estrie dans sa classe de jeunes étudiant(e)s de sixième année.

Après avoir eu ses deux enfants, madame Décosse, mère monoparentale et finissante du Cegep Lionel-Grouxl en Art et lettres, profil théâtre, décida de retourner sur les bancs d’école pour, dit-elle : se donner la chance d’assurer un meilleur avenir pour sa famille. Récipiendaire d’une bourse d’étude de la Fondation Léa-Roback, elle débuta sa formation en septembre dernier.


Madame Décosse affairé à la correction des devoirs de ses petits, le soir à la maison. Tâche faisant partie de la vie quotidienne de tout enseignant.

C’est donc dans une atmosphère joviale que monsieur Raymond Cyr est venu partager avec les jeunes, ses expériences professionnelles et culturelles. Monsieur Cyr qui fut chasseur-trappeur comme son père, travailleur de la construction et enseignant, chasseur, a su capter l’attention de ces pré-adolescents. Pour leur parler de sa culture, pour étayer son histoire et celle des siens, il avait apporté plusieurs objets.


Les jeunes sont tout ouïe devant le Métis racontant l’histoire des siens.


Beaucoup de curiosité les ont amenés à poser des questions fort pertinentes.


Quoi de mieux que d’imiter l’animal pour mieux le faire comprendre et apprécier son comportement. Ici M. Cyr nous parle du castor et de la façon de transporter ses petits en lieu sûr.


Les objets, fourrures et sculptures ont circulé parmi les élèves, fascinés par tant de beauté.


Votre reporter photo Yves Décosse, notre webmestre.


22 mai 2008



RAPPORT DE LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR

Avec regret, nous avons dû écarter de notre mandat tout le dossier autochtone. Cette décision ayant été critiquée, il est important de rappeler les raisons qui l’ont motivée. C’est d’abord la crainte de compromettre notre mandat en lui annexant une question aussi vaste que complexe. C’est aussi le souci de ne pas doubler inutilement les travaux en cours au sein de diverses tables de négociation tripartites (Québec-Ottawa-Autochtones). Une autre raison tient à ce que les affaires autochtones doivent se discuter « de nation à nation », en vertu de deux résolutions adoptées par l’Assemblée nationale du Québec en 1985 et en 19896. Enfin, pour que nous puissions assumer cette responsabilité, il nous aurait fallu être dûment mandatés par l’État québécois ainsi que par les Premières Nations et les Inuits. Il n’en demeure pas moins que, pour tout ce qui touche à la culture et à l’identité québécoises, nous verrons à donner à la réalité autochtone toute la place qui lui revient (c’est pourquoi nous avons pris soin, à quelques reprises, d’inviter les représentants des communautés en question à venir s’exprimer au cours de nos consultations publiques).
Rapport de la Commission Bouchard-Taylor, page 35

Rapport final de la Commission


1 mai 2008




Le Grand Dérangement nous rappelle une page douloureuse de l'histoire des Acadiens et des Métis des Maritimes, c'est-à-dire leur déportation, leur fuite et leur arrivée en sol québécois appelé à l'époque " Nouvelle France" . Mais le fait d'associer ce nom, typiquement Métis à un événement de grande réjouissance est tout à fait significatif.

Les temps ont changé. Les temps se transforment. Ce n'est plus le temps de pleurer sur le passé. Nous regardons vers l'avenir. Et ce Grand Dérangement ne sera plus pour les Métis un souvenir douloureux mais un présage de réjouissances et de retrouvailles. En tant qu'informants naturels nous y voyons un engagement durable à diffuser de façon intègre, l'information provenant de l'intérieur. Une information qui soit respectueuse de la vérité telle que nous la vivons. Celle qui nous atteint dans notre histoire et notre actualité, nous les Métis(ses).

Aussi, à nouveau cette année la communauté des Magouas de Wabmachis nous reçoit sur leur territoire, ce lieu qui fut jadis le point de rencontre de plusieurs tribus et des Métis. Ils y passaient une partie de l'été, troquant entre eux du fruit de leurs chasses et de leurs cueillettes.

Aujourd'hui, ce territoire est redevenu ce point de ralliement des Métis de partout en province.

Nous vous invitons à venir partager avec les Métis qui y seront présents du 20 juin au 22 juin.

Un terrain pour le camping est mis à votre disposition gratuitement pour la durée de la rencontre.

Nous recevrons la visite de monsieur Gabriel Dufault, président de l'Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba.

Apportez
- un aliment , (viande , fruit , fromage, pain , bannick, jus de fruit, etc... ) pour un repas communautaire qui aura lieu dimanche midi.
- chaises et votre matériel de camping
- Et votre bonne humeur !!

Pour se retrouver tous ensemble vous pouvez à partir de la porte de la Mauricie suivre les indications concernant Yamaracing ou suivez le chemin indiqué ICI. Le terrain, à votre droite, sera facile à trouver puisque vous y retrouverez à l’entrée des ballons ainsi que les drapeaux Métis et Québécois.


10 avril 2008


COMMUNIQUÉ
APPROCHE COMMUNE
LES MÉTIS SONT DÉSORMAIS SANS CRAINTE !


Dans un jugement plein de sagesse qui satisfait les Métis, la Cour Supérieure du district de Chicoutimi a arrêté le 7 avril 2008 que la demande d’injonction interlocutoire instituée par la Communauté Métisse du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan (CMDRSM) à l’encontre de la signature du traité de l’Approche commune, n’était pas requise dans les circonstances. En même temps, le jugement garantit aux Métis que leurs droits ancestraux sont protégés au cas où l’Approche commune serait signée en leur absence.

Selon l’Honorable juge Roger Banford qui présidait la Cour Supérieure « les droits ancestraux bénéficient d’une protection constitutionnelle, en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et de tels droits ne peuvent s’éteindre par la seule volonté de l’État.» Le même juge précise que la conclusion d’un traité, tel que celui de l’Approche commune, ne peut affecter les droits constitutionnels des tiers. La Cour confirme ainsi que les droits des Métis sont protégés advenant la signature du traité de l’Approche commune, en leur absence.

On se rappellera que la CMDRSM, se référant aux propos émis par l’Honorable juge Lamer de la Cour suprême du Canada dans l’arrêt Delgamuukw, craignait que la signature du traité sur l’Approche commune porte atteinte à ses droits constitutionnels (ancestraux), tout en lui faisant perdre de façon définitive toute possibilité de revendications ultérieures sur le même territoire que celui réclamé par les Innus de Masteuiatsh, Essipit et Nutashquan. La Cour supérieure a plutôt estimé que l’arrêt Delgamuukw ne crée ni règle de droit, ni obligation juridique envers la Couronne ou les peuples autochtones reconnus ou non.

Suite à ce jugement, les Métis de la CMDRSM ont la certitude que leurs droits ancestraux sont protégés par la Constitution canadienne advenant la signature du traité de l’Approche commune par les Innus et les Gouvernements. Maintenant, la question fondamentale de la reconnaissance des droits Métis qui a été posée à la Cour Supérieure, peut être débattue sans crainte.

Pour de plus amples informations, contactez :

M. René Tremblay, porte-parole, CMDRSM, 418.693.9147

Me Daniel Côté, procureur CMDRSM, 418-543-0786

www.metisroymingan.ca

Jean-René Tremblay
Président/Chef de la CMDRSM


7 avril 2008



REDÉCOUVRIR CETTE CULTURE QUE NOUS NE SAVONS PLUS VOIR !
"La culture est la façon de percevoir le réel actuel"


L'on pourrait donner toutes sortes de définitions au mot culture. Quant à moi, ce qui m'est resté de valide sur le sujet après bien des recherches est que la culture est la façon de percevoir le réel actuel. C'est une question de positionnement.

Prenons un exemple pour rendre cette définition utile. Quatre personnes regardent une maison. L'un de face, l'autre d'arrière alors que la troisième regarde de coté droit tandis que la quatrième, observe le coté gauche de cette même maison. Si l'on réunit ces personne et on leur demande de décrire la maison, aucune de ces personnes ne décrira la réalité observée (maison) de la même manière. Pourtant, chacune de ces personnes considère le même objet. Or, si l'on veut comparer les cultures, il faut d'abord savoir que tout est une question de positionnement devant un même réel.

Mais, est-ce qu'un Métis perçoit le réel social, politique, juridique, langagier et autres comme le Québécois non métis, par exemple ? Si, oui, quelles sont leurs différences de perceptions ? En répondant à la deuxième question correctement, l'on distingue ce qu'est un Métis car c'est la culture qui distingue les peuples entre eux. Même culture, même peuple.

Premièrement et en pratique, il faut distinguer entre le culturel du temps passé ; la manière dont s'exprimait nos ancêtres, tant par leur parlure, leurs habillements ou cette façon d'être socialement bref, tous les indicateurs qui les faisaient se distinguer naturellement en ces temps des Euro-canadiens. La culture passée est ce qui s'appelle aujourd'hui le folklore. Têtes à plumes, tipis, tentes de sudations, fumigation, incantations ne sont pas au menu de la vie courante de maintenant chez les Métis du Québec ou d'ailleurs. Folklore.

Deuxièmement, la culture s'exprime par et dans la différence. Le bon Québécois se rend-t-il compte quand il y a quelqu'un dans son groupe qui ne voit pas la réalité qui se pose devant le groupe de la même manière que le reste du groupe ? Voit-il qu'il y a quelqu'un de différent ? Le Métis qui est conscient de sa culture se rend compte qu'il ne perçoit pas la réalité comme le reste du groupe. Il sait que c'est dû à son héritage culturel. La question qui se pose est : Est-ce qu'un Métis qui n'est pas conscient de sa culture distinctive est un Métis ?

Une chose à mon avis est bien claire. La culture se vit maintenant. Ce n'est pas du folklore.

Raymond Cyr

SUITE


Ici, je parle de culture. Le terme est très connu et a pris toute sa définition chez les Euro-canadiens et les Européens.

Il y a des cultures individuelles, groupales, organisationnelles, professionnelles, etc. Il est clair que les individus se distinguent entre eux non seulement par leurs aspects physiques, leurs différents timbres de voix, leurs tenues vestimentaires et autres. Il y a le perçu plus profond. La manière d’être qui n’appartient qu’à tel peuple. Il y a des indicateurs de cultures qui ne sont pas la culture elle-même. Bonhomme Carnaval de Québec n’est pas un Métis parce qu’il porte la ceinture fléchée, pourrais-je amener à titre accessoire de cette argumentation.

Chez les humains, il y a la culture héritée et celle acquise au cours de sa vie qui se superpose en quelque sorte à la première. (Et comme me faisait remarquer l’un de nos ‘’homme médecine’’ … nous pourrions très bien parler de la transmission génétique d’une part de la mémoire ancestrale. Et j’abonde en son sens. Cette réalité fut par ailleurs récemment démontrée de manière incontournable par des scientifiques.) En somme, pour les autres, nous sommes l’expression de soi… ou une copie qui ne prêtera à aucun ressenti profond généré par l’image de l’individu lorsque celui-ci est faux. Et en ce sens, certains se démarquent par différentes formes de marginalités, vraies et fausses.

Quant au folklore, celui-ci apparaît être à l’entendement de ceux et celles qui se sont adonnés à distinguer entre culture et folklore, être, dis-je, l’expression de soi et de son milieu d’appartenance tant humain que physique ... l'expression d’une époque historique (passée de loin) ... une expression qui est respectée par les tenants de la culture actuelle (maintenant) à laquelle réfère ce folklore. Aussi, des pièces de ce folklore (référents) sont devenues de puissants symboles identitaires tel le drapeau de chasse aux bisons de la Plaine. Ce sont des drapeaux maintenant et les plus anciens drapeaux du pays. (Avant même celui du Canada.) Refuser ces symboles est fouler aux pieds l’histoire des Métis. Et ce fut fait nombre de fois. (Le et la Métis-se on longue mémoire et il en parleront longtemps.)

Note :

La culture des Indiens, cette culture reconnue spécifique aux Indiens par la Loi est inscrite dans 35 Lc 1982, elle est leurs pratiques, traditions et coutumes rendue à 1603 et d’avant 1603 (arrêt Van der Peet).

Quant à la culture des Métis, cette culture spécifique aux Métis reconnue par la Loi est les pratiques, coutumes et traditions est celle ayant évolué entre 1603 à 1850 soit, depuis la naissance des premiers Métis et le moment de leur assujettissement aux lois euro-canadiennes en 1850 (arrêt Powley). Bref, la culture métisse est un leg cumulé (héritage culturel confectionné de 1603 à 1850.

Raymond Cyr


28 mars 2008


M. François Constantin-D'Amour


PROJET DE RECHERCHE
Les organismes à but non lucratif chez les Métis


Ce projet de maîtrise a pour objectif d'étudier les organismes à but non lucratif chez les Métis du Québec. Ce cadre juridique corporatif est utilisé par des communautés métisses au Canada depuis la fin du 19e siècle. L'Union nationale métisse Saint-Joseph créée à la veille de la rébellion métisse de Batoche, Saskatchewan, en 1885 en est la doyenne.

Au Québec, le recours par les Métis et les autochtones hors réserve à la protection que confère la Loi sur les corporations pour encadrer leurs organisations à but non lucratif, s'affirme en 1972 avec la mise en place d'une représentation nationale dirigée par Kermot Moore, soit l'Alliance laurentienne des Métis et Indiens sans statut (A.L.M.I.S.S.). Celle-ci deviendra ensuite l'Alliance autochtone du Québec et comptera près de 26 000 membres en 72 communautés affiliées à la pointe de sa croissance (2005). Mais depuis l'arrêt Powley (2003), il s'est amorcé un mouvement corporatif strictement Métis qui compte une dizaine de corporations dont la Communauté Métisse de l'Estrie.

D'après nos recherches préliminaires, les organismes métis à but non lucratif (OMBNL) semblent être liés directement au mouvement identitaire et politique métis. Depuis les années 1960 jusqu'à nos jours, les Métis au Québec semblent avoir adopté un mode d'organisation corporatif pour affirmer leur présence et leurs réalités sociales et communautaires.

Depuis ses débuts, l'OMBNL sert entre autres à encadrer les mouvements de revendication de droits et à maintenir et à promouvoir des activités socioculturelles, communautaires et ancestrales. Les OMBNL sont aussi le lieu de travail pour de nombreux Métis qui forment maintenant une nouvelle classe professionnelle chez ces autochtones. Ainsi, ce mode particulier d'organisation sociale assume un rôle nouveau et central chez les Métis du Québec qu'il devient nécessaire d'étudier pour mieux comprendre la dynamique du mouvement Métis au Québec.

Nous envisageons donc d'étudier les différents effets de ce mode d'organisation institutionnalisée sur les activités et l'organisation sociale des Métis d'un organisme Métis à but non lucratif chez ces Autochtones au Québec. Concrètement, nous observerons les effets d'un OMBNL particulier sur la différenciation sociale, la prise de décision et la distribution des ressources sur les activités des membres.

Cette recherche permettra d'appréhender les relations entre les structures institutionnelles d'un OMBNL au Québec et leurs effets sur les activités des Métis au Québec pour mieux comprendre la dynamique particulière des Métis au Québec.

François Constantin-D'Amour
Département d'anthropologie
Université de Montréal

Fait en collaboration avec
Danielle Robineau
Raymond Cyr
Yves Décosse


16 mars 2008
L'Écho de La Baie

LES MÉTIS RÉPLIQUENT AU MINISTRE
En réponse à la position du ministre Benoît Pelletier sur l'absence d'une reconnaissance du peuple métis de la Gaspésie


Monsieur Pelletier, soit que vous êtes très mal informé au sein de votre ministère ou que vous êtes de mauvaise foi! J'aimerais meiux opter pour ma première pensée.

Que craignez-vous? Je trouve dommage que nous n'ayons pas eu de rencontre avec vous lors de votre passage en terre autochtone gaspésienne! Nous demeurons toujours ouverts à une telle rencontre, d'ailleurs et je vous cite " Nous ne reconnaissons pas, pour l'instant, de communautés métisses sur l'ensemble du territoire du Québec. Nous allons suivre de près les interprétations jurisprudentielles.

Depuis plus d'un an déjà et cela coïncide avec le dépôt par notre procureur d'un document envoyé à votre ministère et à votre intention, document qui invoque plusieurs jugements rendus en Cour Suprême du Canada en faveur des Métis.

Depuis ce temps votre ministère par la voie du Secrétariat aux affaires autochtones du Québec n'a cessé de communiquer avec nous pour obtenir une rencontre dite informelle, apprendre à mieux nous connaître et voir quels sont nos objectifs.

Nous avons toujours dit oui à une telle rencontre et avons à plusieurs reprises convenu de dates spécifiques, mais chaque fois il y a eu un contretemps de votre ministère et surtout une appréhension à ce que soit présent à cette rencontre notre procureur, pourtant cette réunion que vous dite informelle ne devrait pas porter atteinte à l'une ou l'autre des parties.

Peut-être serait-il sage de votre part qu'une telle rencontre se fasse avant que la Reconnaissance ne soit rendue par les tribunaux?

La Communauté métisse de la Gaspésie est plus vivante que jamais et ses membres ne cessent de s'accroître en poursuivant notre but ultime: la grande victoire finale de notre reconnaissance à part entière comme Peuple autochtone du Canada.

Marc LeBlanc,
Président-chef de la Communauté métisse de la Gaspésie


3 février 2008


Spleen de Métis
Sommes-nous d'authentiques révolutionnaires?

En 2003, alors que je travaillais en banlieu, nous étions une vingtaine d'organismes occupant un centre communautaire que nous étions à la veille de perdre par non solidarité, non écoute et travail en silo(que nous avons finalement perdu pour toute ses raisons).J'ai alors, posé ces quelques questions aux leaders. Question qu'ils réfléchissent bien aux répercussions de leur façon d'analyser la conjoncture, les amènant à gérer les problématiques "en réaction" en lieu et place de "l'action". Je pense que ce questionnement se pose de la même façon aujourd'hui aux administrateurs de corporations qui soutiennent nous représenter.

“ Ils sont rares, les authentiques révolutionnaires, ceux et celles qui ne dévient jamais de leur route, qui ne profitent jamais de leur notoriété et de leurs contacts; ceux et celles qui continuent toujours de dire la vérité à voix haute malgré les avancées et les victoires; Ceux et celles qui ne dorment jamais parce qu’ils savent que le sommeil de l’autosatisfaction ne fait que donner du temps à l’adversaire pour raffiner la férocité de sa contre-attaque.”
Hélène Pedneault, L’aut’Journal.


Il y a quatre ans, nous avions tous un rêve. Celui de bâtir un lieu commun d’intervention pour soulager de leurs maux, nos soeurs et frères. Ce projet, malgré plusieurs embûches est toujours demeuré pour moi, essentielle. J’y voyais enfin le début d’une action concertée entre différents acteurs communautaires. On pouvait prétendre au décloisonnement de nos interventions et ainsi opérer plus efficacement sur les problématiques affectant nos clientèles dites “respectives”. Par exemple, une personne fréquentant les ateliers d’alphabétisation de L’Écrit Tôt pouvait à l’intérieur du Centre, prendre connaissance des services donnés par d’autres organismes et en profiter. La même chose était vraie pour les clientèles des autres groupes. Ainsi nous pouvions, avec une approche globale et d’éducation populaire, intervenir plus efficacement et durablement. Il avait suffi comme le dit si bien Henri Lamoureux, enseignant à l'éthique à l'UQAM, “ de recentrer notre action sur l’exercice de la citoyenneté”.

Face à la conjoncture actuelle, il faut se poser les questions suivantes:

Sommes-nous devenus de simples administrateurs de programmes au détriment du militantisme?

Que signifie pour nous la solidarité?

Sommes-nous devenues les haut-parleurs de l’État?

On serait “ti” devenus des ronds-de-cuir carriéristes?


J’ose rêver, croire, espérer, que, pour la suite des choses, nous soyons d’authentiques révolutionnaires.


Yves Décosse


24 janvier 2008


Un Métis et une cause en progression
Du nouveau dans la cause Corneau

Bonjour à tous et toutes;
Dossier Ghislain Corneau :

Jeudi, le 17 janvier 2008 suite à une requête du procureur général du Québec, le juge en chef de la Cour Supérieure du Québec (district de Québec) a accueilli en gestion particulière d’instance la cause relative au dossier PGQ c. Ghislain Corneau.
Rappelons nous cette cause :
En 1999 M. Ghislain Corneau recevait du gouvernement du Québec une missive l’informant que son camp de chasse était illégal et qu’il devait l’enlever du territoire. À défaut de se conformer, M. Corneau aura à payer les frais de démolition en plus d’une amande substantielle. M. Corneau n’a pas obtempéré et c’est défendu en disant au gouvernement qu’il était métis et avait le droit de posséder ce camp sur son territoire ancestral. De peur que le gouvernement se retire de cette cause (comme à St-Augustin) la CMDRSM a fait une demande d’intervention et a amandé la défense en soumettant que un plus de pouvoir conserver son camp M. Corneau avait le droit d’exercer ses droits ancestraux. La CMDRSM demande donc au juge de DÉCLARER qu’à titre de Métis, les membres Communauté métisse du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan, ont, collectivement, le droit accessoire de maintenir, sur le territoire ancestral mentionné au paragraphe 3, 10 et 11 des présentes, soit un territoire plus vaste que la région du Saguenay-Lac-St-Jean-Côte-Nord, connu au 18e siècle comme étant _Domaine du Roy_ et _Seigneurie de Mingan_, des abris pour l’exercice de leurs droits ancestraux de chasse, de trappe, de cueillette et de pêche pour se nourrir.
Le juge Roger Banford sera nommé pour gérer l’instance et faire avancer ce dossier de concert avec le dossier de l’injonction. Espérons que 2008 nous apportera un jugement positif dans cette cause.

Jean-René Tremblay
Président/Chef de la CMDRSM


23 novembre 2007


Un peuple "oublié" depuis des siècles
(sans accomodements)

Mémoire déposé à la Commission Bouchard-Taylor


Nous tenons à remercier très sincèrement
madame Danielle Robineau et monsieur Raymond Cyr
pour leur présentation.
Il est important de rester tous unis
si nous voulons enfin que les Métis soient reconnus.

Li Esprit, not criâteure, li courage mi yi nawn, paray chee, tayh ta maw.
Esprit, notre créateur, donne-nous le courage d'être une seule pensée.




15 novembre 2007


L'UNMSJM démenti les prétentions d'Ismène Toussaint






9 novembre 2007


UNE JEUNE MÉTISSE REÇOIT UNE BOURSE D'ÉTUDE
DE LA FONDATION LÉA-ROBACK



Mlle Émilie Décosse à l'extrême gauche, boursière 2007-2008

Le 7 novembre dernier avait lieu la remise annuelle des bourses d'études de la Fondation Léa-Roback à la maison du même nom, située dans le Vieux-Montréal. Cette année, parmi les récipiendaires, figure une jeune Métisse, Mlle Émilie Décosse. Émilie complète présentement un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire à l'Université de Montréal.

Étant une femme engagée dans son milieu au niveau communautaire et culturel, Émilie nous dit :

"J'ai toujours adoré les enfants et j'ai toujours rêvé d'enseigner. Je me souviens, enfant, je restais pendant les récréations pour aider mon professeur à corriger les devoirs! Avoir ma classe, mes petits bout de choux. C'est moi qui dois former les adultes de demain. Leur apprendre comment c'est important d'avoir des connaissances variées. Leur transmettre en passant ma passion pour la musique et l'art dramatique."

Nous souhaitons la meilleure des chances à Émilie dans ses projets.

La Fondation Léa-Roback est formée de féministes militantes, actives dans les milieux de l'éducation, des sciences, de la culture, des droits de la personne, des communautés autochtones ou culturelles, du mouvement syndical et du mouvement des femmes.

La fondation a pour objectif de promouvoir l'éducation comme moyen d'épanouissement et d'émancipation pour tous et de soutenir financièrement les femmes qui désirent poursuivre un projet d'études.

Fondation Léa-Roback



© Communauté Métisse de l'Estrie 2007