Voici un magnifique montage vidéo de Danielle Robineau, poème de Lise Caron.





19 avril 2008


Les municipalités plus sévères au lac Massawippi

Afin de lutter contre les cyanobactéries, les cinq municipalités riveraines du lac Massawippi n’entendent plus tolérer le wakesurf et le wakeboard, deux sports de planche nautique, sur ce plan d’eau.

Recherche: M. Yves Décosse

Source: La Tribune

8 septembre 2007

Le protocole de Montréal plus efficace que Kyoto

L'article de Louis-Gilles Francoeur paru dans l'édition de samedi du journal Le Devoir, nous apprend que les pays sont capables d'atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés lorsqu'ils le veulent. Dans le cas du retrait des substances appauvrissant la couche d'ozone, l'atteinte des objectifs pourrait même être devancée si les pays se mettent d'accord lors de la conférence qui s'ouvrira à Monréal dans une semaine. En plus de protéger la couche d'ozone, le retrait de ces substances a entraîné une diminution des gaz à effet de serre cinq fois plus important que la réduction planifiée en vertu de Kyoto 1. C'est au moins une bonne nouvelle à se mettre sous la dent.

Recherche: Mme Henriette Germain

Source:
Le Devoir

6 septembre 2007

Le traité sur le réchauffement est en danger

Chers amis,

Des leaders de 21 pays, telles que les États-Unis, la Chine et le Japon, se rencontrent ce week-end au Sommet de l’APEC à Sydney, en Australie. Ce sommet est devenu l’épicentre d’un débat brûlant : doit-on fixer des objectifs clairs en matière de réduction des gaz à effet de serre ou se limiter à des objectifs que chaque pays serait libre de respecter, ce qui intensifierait le réchauffement planétaire ?

Nous avons travaillé en collaboration avec notre partenaire australien GetUp afin de créer des événements à Sydney, près de la Grande Barrière qui est menacée par le réchauffement climatique, ainsi qu’à d’autres endroits à travers le monde. Notre objectif est de faire pression sur l’Axe du réchauffement climatique en déployant une offensive médiatique d’envergure et en présentant notre pétition aux principaux dirigeants. Pouvez-vous nous aider à passer le cap des 500 000 signatures ce week-end ? Si vous n’avez pas encore signé la pétition, cliquez sur le lien ci-dessous. Nous vous suggérons d’envoyer ce courriel à cinq de vos amis en leur demandant de faire entendre leur voix :

http://www.avaaz.org/fr/apec_petition/

Plus de 400 000 personnes ont déjà signé la pétition. Vendredi, nous mettrons à l’eau à la plage Bondi Beach de Sydney une cible géante de 144 mètres carrés faite de toile. Elle sera ensuite récupérée par des surfeurs. En suite, des nageurs déplaceront un autre cible jusqu’à la Grande Barrière qui, selon plusieurs évaluations, sera détruite par le réchauffement climatique avant 2030. Des milliers de personnes provenant de toutes les régions du monde nous ont appuyé en téléchargeant des images de cible représentant la lutte pour établir des objectifs clairs pour la réduction de gaz à effet de serre.

Le président des États-Unis, George W. Bush, et le premier ministre australien, John Howard, cherchent à saper nos efforts pour qu’une entente sur les changements climatiques soit discutée. Mais les deux font des courbettes devant leurs électeurs, puisque des élections auront lieu bientôt. Nous devons plutôt appuyer les efforts de leaders tels qu’Helen Clark, la première ministre de Nouvelle-Zélande, dont le chef de cabinet nous a confirmé il y a peu de temps qu’elle travaillerait pour fixer des objectifs clairs pendant le Sommet de l’APEC. Prenons une longueur d’avance sur les pays indécis et faisons entendre notre voix : seuls des objectifs clairs en matière de réduction des gaz à effet de serre peuvent prévenir une catastrophe.

http://www.avaaz.org/fr/apec_petition/

Le Sommet de l’APEC n’est pas qu’une réunion amicale où l’on discute de la pluie et du beau temps. Il s’agit du coup d’envoi d’une série de rencontres réunissant les plus grandes nations qui auront lieu cet automne et qui culminera avec la conférence de Bali, en Indonésie, où sera négocié le nouveau Protocole de Kyoto. Le Sommet de l’APEC pourrait orienter les négociations qui auront lieu à Bali, et ce, pour le meilleur comme pour le pire. Cependant, grâce à la mobilisation de millions de personnes, nous pourrons faire pencher la balance en faveur de notre environnement. Les scientifiques sont unanimes : il s’agit de notre dernière occasion de prévenir une catastrophe climatique. Nous ne pouvons pas nous permettre de la manquer, alors faites-vous entendre aujourd’hui.

À bientôt,

Ben, Ricken, Iain, Graziela, Galit, Paul et l’équipe Avaaz

Recherche: M. Raymond Cyr

Source: www.avaaz.org

4 septembre 2007

Kyoto: Bush poursuit à Sydney son travail de sape, selon les experts

SYDNEY (AFP) — Au Forum de l'Asie-Pacifique à Sydney, le président américain George Bush suit une stratégie qui consiste à tenter de rallier des pays à un nouveau cycle de conférences sur le climat, très différent de l'actuel protocole de Kyoto.

Les Etats-Unis et l'Australie sont les deux seuls pays développés à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement.

Cet accord, conclu sous l'égide de l'ONU, expire en 2012. Washington et Canberra, selon des experts et des écologistes, s'emploient à empêcher qu'un "Kyoto 2", avec des objectifs contraignants pour les Etats riches, lui succède.


Recherche: M. Raymond Cyr

Source: Google Actualités

30 octobre 2007

Algues bleues: des variétés de végétaux à la rescousse

La municipalité de North Hatley s’est associée à la Pépinière Cramer pour permettre la réalisation d’une étude sur la captation du phosphore par diverses variétés de végétaux.


Recherche: M. Yves Décosse

Source: Cyberpresse

25 septembre 2007

Cyanobactéries: deux fois plus de plans d'eau affectés en 2007

Le nombre de plans d’eau touchés par les cyanobactéries dans le bassin versant de la rivière Saint-François a presque doublé cette année par rapport à l’an dernier.

Selon les données du Comité de gestion du bassin versant de la rivière Saint-François (Cogesaf), des éclosions de fleurs de cyanobactéries ont été signalées dans 23 plans d’eau en 2007, contre 12 en 2006.


Recherche: M.Yves Décosse

Source: Cyberpresse

5 août 2007

Algues bleues et changements climatiques : surtout éviter les comportements alarmistes

Gérard Leduc, PhD
Environnement Équinoxe

Les algues bleues, ou cyanobactéries, sont à nos portes et commencent à perturber la vie de milliers de riverains de nos lacs et rivières. Oui, les apports de phosphate dans nos lacs sont à la source du problème, mais le réchauffement climatique est peut-être un facteur aggravant de ce phénomène. Pour tenter de mieux comprendre la prolifération de ces algues, il faut se pencher sur une des lois des écosystèmes qui dicte la productivité des plantes.

Le phosphate

De façon générale, à comparer aux autres nutriments tels que l'azote, le calcium, le potassium et microéléments, très abondants dans la biosphère, le phosphore (P), sous sa forme utile aux plantes, PO4, n'est pas facilement disponible; c'est un facteur limitant. Les plantes sont gourmandes de phosphate et, lorsqu'on leur en donne à volonté, la productivité s'emballe. Dans le cas des lacs, c'est l'eutrophisation galopante qui s'installe, avec les effets pervers de la prolifération des algues bleues et autres plantes aquatiques. Les sources de phosphate qui proviennent de l'activité humaine sont multiples : déboisement des rives, engrais des pelouses et des terres agricoles, égouts domestiques et fosses septiques défectueuses, etc. Les écosystèmes aquatiques sont principalement atteints via la filtration des sols par les eaux de pluie et de fonte de neige.

Les algues bleues font partie inhérente de nos écosystèmes aquatiques et n'attendent que le phosphate et la chaleur de l'été pour faire leur apparition. Mais il y a plus que la saison estivale pour favoriser l'éclosion du phénomène. À notre insu, leur abondante floraison se prépare durant l'automne et le printemps précédents.

Regardons d'abord le régime thermique normal de nos lacs durant les quatre saisons.

La dynamique thermique des lacs

Au printemps, à la fonte des glaces, l'eau d'un lac atteint rapidement une température uniforme d'environ 4ºC de la surface jusqu'en profondeur. C'est alors que les vents peuvent facilement faire circuler toute la masse d'eau du haut pour aller chercher les nutriments accumulés au fond durant l'hiver précédent. C'est ce que l'on appelle la circulation printanière, qui assure le recyclage nécessaire à la productivité du lac durant l'été à venir. Avec la saison qui avance, l'eau de surface se réchauffe autour de 20-23ºC jusqu'à une profondeur de 6 à 8 mètres.

Au début de l'été, le lac se divise en trois zones thermiques bien distinctes : le l'épilimnion, en surface, le métalimnion, dessous, et l'hypolimnion, en profondeur où se retrouve la température minimum, autour de 4ºC. Les différences de température modifient la densité de l'eau et empêchent le mélange des eaux de surface avec celles du fond. C'est comme essayer de mélanger de l'eau et de l'huile. L'eau plus chaude, moins dense, demeure en surface où le vent peut continuer le brassage, tandis que, dans les profondeurs, le calme s'établit pour l'été. Pour ce qui est des algues bleues, ce sont le soleil intense, les températures plus chaudes et la concentration de phosphate disponible qui détermineront leur prolifération en surface.

À l'automne, la température de l'eau de surface baisse progressivement pour atteindre environ 4ºC. À ce moment, toute la colonne d'eau du lac est ramenée à cette température, tout comme au printemps. Ceci permet aux vents d'automne de brasser toute la masse d'eau jusque dans ses profondeurs et, en même temps, de ramener vers la surface les nutriments accumulés au fond durant l'été. C'est la circulation automnale.

Avec l'arrivée de l'hiver, par une calme nuit froide, la première couche de glace se forme et le lac se retrouve coupé du monde extérieur pour toute la saison, dans un calme relatif, et avec une température de 4ºC dominant les profondeurs. Au printemps, au départ des glaces, les nutriments redistribués à l'automne précédent sont toujours là. Ceci dit, comment les changements climatiques peuvent-ils influencer la productivité aquatique?

Les changements climatiques

À mon avis, deux facteurs, probablement reliés au réchauffement de la planète, pourraient être responsables de la prolifération des algues bleues : l'augmentation des précipitations, neige et pluie, et le prolongement des périodes de circulation printanière et automnale.

Le cheminement de phosphate vers un lac, sous sa forme soluble PO4, est en partie fonction des précipitations et de la filtration des sols. En plus, des périodes prolongées de circulation lacustre vont augmenter la distribution des nutriments d'un lac.

Pour revenir aux algues bleues, il suffit de se rappeler l'été 2006, au Québec, où plus de 70 lacs furent affectés. Les conditions climatiques du printemps 2006 furent exceptionnellement fraîches et pluvieuses, ce qui a pu favoriser une circulation printanière plus prolongée que la moyenne. En plus, de très fortes pluies ont certainement contribué à un apport accru de phosphate vers les lacs, créant, pour l'été 2006, un bouillon de culture très fertile pour les algues.

Passons maintenant à l'automne et l'hiver 2006-2007. Encore là, notre climat fut plutôt aberrant, avec des températures douces et un hiver qui ne démarrait pas! Mes jonquilles se pointaient le bout du nez à la mi-janvier et, à cette date, on a même photographié des pêcheurs en chaloupe sur le lac Memphrémagog. Sans couvert de glace, les eaux du lac continuaient de circuler, allant chercher au fond les nutriments qui assureront la productivité des algues durant l'été 2007. La fin de l'hiver 2007 a reçu d'abondantes chutes de neige et l'été courant s'avère très pluvieux, des conditions favorisant le transport de phosphate vers les lacs.

Les prédictions se confirment

Les conséquences du réchauffement climatique se font déjà sentir à divers endroits de la planète. Elles sont variées, complexes et souvent paradoxales : réchauffement marqué dans l'Arctique canadien, chaleur excessive dans le sud-est de l'Europe avec des mortalités humaines, incendies de forêt, ouragans dévastateurs, inondations comme présentement en Angleterre, sécheresses, mais aussi refroidissements inopinés.

Ces manifestations inédites du climat semblent bien confirmer les dires de l'ex-vice-président des États-Unis, Al Gore, qui, dans son livre sur les dangers et les conséquences du réchauffement planétaire (Sauver la planète Terre : l'écologie et l'esprit humain, 2006), illustre diverses aberrations climatiques, dont une augmentation des précipitations suite à l'évaporation accélérée de l'eau plus chaude des océans. Pour nos régions au sud du Québec, elles se situent autour de 30%. Ces données furent récemment confirmées par les chercheurs d'Environnement Canada, qui ont publié, dans Nature, une revue scientifique de prestige, une augmentation des précipitations de 10% pour l'ensemble du pays, un phénomène relié à l'activité humaine. Pour certains, cette augmentation peut sembler sans conséquence, mais il nous tombe souvent des trombes d'eau qui inondent nos maisons.

Tirer la sonnette d'alarme?

Non! Il faut surtout éviter les comportements alarmistes. Les algues bleues présentent un risque, mais leur seule présence n'est pas nécessairement un danger d'intoxication. La prudence est de rigueur car leur densité doit être considérée.

Toutefois, je ne peux m'empêcher de soulever des questions sur le vrai danger des algues bleues. J'ai téléphoné à Environnement Québec sur les risques encourus et on m'a répondu qu'il peut y avoir des effets nocifs. Lorsque j'ai insisté pour plus d'information et sur le risque de désinformer le public, je fus rapidement dirigé vers Santé Publique. Là, une secrétaire m'a référé à un site web qui nous parle de risques et que les algues bleues peuvent avoir des effets nocifs sur la peau, les yeux ou le foie. On nous dit aussi qu'il n'y a pas de cas documenté d'empoisonnement de personnes ou d'animaux. Y a-t-il un danger réel ou présumé?

Avons-nous des informations fiables sur la toxicité des algues bleues? Si oui, qu'on le dise ouvertement. Sinon, que l'on cesse cette information alarmiste que l'on diffuse, avec ses conséquences désastreuses pour les sites de villégiature d'été, la récréation aquatique, le tourisme, la valeur immobilière, etc.

Que faire à propos des algues?

Les changements climatiques s'accélèrent à un rythme que l'on ne prévoyait pas et leurs conséquences étaient encore moins envisageables. Nos connaissances de l'écologie des lacs sont largement fondées sur un climat relativement stable et prévisible depuis des décennies. On est maintenant devant l'inconnu et tout peut arriver...

Si on veut vraiment faire face au problème, il ne suffira pas de mesurer les niveaux de phosphate de temps à autres au fond des lacs. Il sera essentiel de financer des recherches sur la dynamique du phosphore dans nos lacs, de leur régime thermique et des précipitations annuelles. Ce sera le rôle des limnologistes du Québec de s'attaquer à cette problématique et de contribuer à mieux la comprendre, facilitant ainsi sa gestion.

L'origine du problème des algues bleues est connue et un certain nombre de mesures sont actuellement mises en place pour les contrer. Par contre, il est fort possible que le réchauffement climatique vienne compliquer la situation. Les effets apparents des changements climatiques ne doivent aucunement minimiser les apports de nutriments vers nos eaux de surface. Au contraire, si les perturbations de la nature compliquent la tâche des environnementalistes, on doit redoubler d'effort pour prévenir la dégradation de nos écosystèmes.

Cette responsabilité ne repose pas seulement sur les épaules de nos gouvernements mais sur celles de tous le citoyens. Il est urgent de promouvoir une conscience environnementale dans toute la population non seulement en ce qui a trait aux algues bleues, mais aussi pour contrer le réchauffement climatique en réduisant les gaz à effet de serre (GES) et, surtout, l'hyperconsommation dans nos sociétés.

*Gérard Leduc est un ancien professeur de biologie aquatique à l'Université Concordia.

http://cyberpresse.ca/article/20070805/CPSOLEIL/70801072/5287/CPOPINIONS

Recherche: Mme Henriette Germain

5 juin 2007

Cyanobactéries, solution écolo

Le gouvernement du Québec a dévoilé hier un plan d'action pour s'attaquer aux cyanobactéries (aussi appelées algues bleues).

Dans certains milieux, le plan d'action suscite de nombreux commentaires. Retenons l'éditorial de La Vie rurale : «On ne parle en rien de lutte à la source, aux causes de cette prolifération. Line Beauchamp, ministre de l'Environnement, a affirmé que dès cet été les laboratoires du ministère vont tripler leur capacité à analyser les échantillons d'eau potentiellement contaminée aux cyanobactéries pour remettre les résultats en 48 heures. C'est bien, mais lorsque l'eau est d'un bleu phosphorescent dans votre lac, avec une analyse ou pas, sachez qu'il est en processus d'eutrophisation ou de dégénérescence.» (Voir Québec se trompe de cible dans sa lutte contre les algues bleues, La Vie rurale, 4 juin 2007.)

Ailleurs, on pointe du doigt les suspects de convenance : «À l'organisme Eau Secours, on estime que ce plan est “nettement insuffisant” et “ne permettra pas de régler le problème” des algues bleues dans les cours d'eau. “C'est un bon début, mais il n'y a rien pour prévenir la santé du lac,” soutient la vice-présidente, Martine Ouellet. “Il n'y a pas de réglementation pour les bandes riveraines ni sur les fosses septiques. Il n'y a pas mention des bateaux à moteur qui font remonter le phosphate en brassant le fond de l'eau. Et c'est le silence total sur l'agriculture, qui rejette beaucoup de phosphate et d'azote”.» (Voir Québec s'attaque aux cyanobactéries, La Presse, 5 juin 2007.)

Le dossier des cyanobactéries m'intéresse depuis quelques années, mais je m'étonne toujours de ce que l'on ne parle jamais dans les médias (ou les corridors ministériels) d'une solution simple, peu coûteuse et écologique au problème.

Les personnes qui ont des étangs ou bassins à plantes ou à poissons dans leur cour arrière connaissent bien le problème des cyanobactéries, et c'est normal, car ces volumes d'eau présentent le milieu idéal pour leur propagation : eau peu profonde, chaude et stagnante.

Certains résolvent le problème en modifiant le pH de l'eau, en y ajoutant des antibiotiques ou, simplement, en procédant à un nettoyage complet. Toutefois, ces solutions peuvent porter atteinte aux animaux et aux plantes qui vivent dans ces plans d'eau, et ne sont donc pas applicables à des lacs.

La solution «écolo» consiste à répandre sur le plan d'eau une certaine quantité de semoule de maïs. Pour les petits bassins ou étangs, on suggère 500 grammes de semoule par 10 mètres carrés de surface d'eau.

Pour les grandes étendues naturelles, on peut compter 75 kilos de semoule par acre (4 000 mètres carrés) de surface. Il faut s'assurer que la semoule ne reste pas en surface, on suggère donc de la mélanger à l'eau (la forme granulée s'y prête bien), ou de la mettre dans des sacs de jute lestés que l'on répartit sur l'ensemble du lac.

La semoule de maïs a pour effet de fixer le phosphore, ce qui prive les cyanobactéries des phosphates essentiels à leur survie. Si elle est bien appliquée, on constatera un éclaircissement de l'eau en quelques jours seulement. Croyez-moi, ça fonctionne, j'en ai été témoin

Comme le prix du maïs-grain est actuellement d'environ 180 $ la tonne (il était d'environ 120 $ avant la «bulle» éthanolienne), même en ajoutant le coût du concassage et du traitement, il s'agit donc d'une solution à la fois écologique et peu coûteuse.

Évidemment, il faut travailler en amont et s'attaquer aux causes des cyanobactéries. En revanche, le problème que certains imputent en partie à l'agriculture pourrait se régler grâce à l'agriculture, un beau retour des choses.

http://www.cyberie.qc.ca/jpc/blogger.html

Recherche: Mme Henriette Germain


© Communauté Métisse de l'Estrie 2007