Rencontre au pays des Makoua (Magoua)
La « petite mission », disaient les Français du Québec. En fait, les Makouas forment une communauté métisse historique bien connue. Cet endroit est le centre géographique qui permit aux Métis venus de points éloignés du Québec de se rencontrer en un point commun, en terre métisse, en la Petite Mission de Yamachiche lors du premier Temps du Grand Dérangement (édition 2006). Des intervenants (informants naturels) provenant de diverses régions du Québec s’y sont retrouvés pour resserrer leurs liens d’amitiés et se solidariser davantage en mode libre expression du pays. De belles journées où les esprits des Ancêtres accompagnaient les convives dans un cercle de partage du respect des réalités de chacun par une écoute fraternelle. Et cela se poursuit....
Steve Blanchette, hôte Makoua
Nos hôtes du pays Makoua, les représentants du cercle de famille, Madame Nathalie Gélinas et sa fille Mademoiselle Marie-Pier Gélinas, Madame Kathy Blanchette, cousine de Steve Blanchette et Madame Julie Noël, la tante de ce dernier nous accueillent.

Le drapeau des Métis flotte à l’entrée du site généreusement offert par la municipalité. Ce drapeau est aussi celui qui flotte chez nos cousins francophones de l’Ouest (par exemple : Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba, fondée en 1884 par Louis Riel)

Au pays des Makouas, la tenue de ce rassemblement est largement connue et fièrement affirmé par hôtes et invités au cœur d’une population de Métis affirmés.
Dès l’arrivée, le café est prêt. Monsieur Jonathan Cyr de Montréal reçoit ainsi en toute simplicité les correspondants avec qui il échange depuis des années, ne les connaissant souvent que par un mode virtuel, Internet.

Une fois installés nous nous retrouvons autour du feu.
Le feu de nuit est bien plus qu’une simple symbolique chez les Métis. Chacun d’entre les participants ici, que ce soit un de Montréal ou un autre venu d’ailleurs, sont demeurés sur le cours de leurs vies en relation avec les éléments qui les rattachent à Terre-Mère. Chacun a ses coins de nature où l’Esprit s’exprime avec force. Ce feu décrit en son pourtour le cercle sacré dans le noir laissé progressivement par le jour s’éloignant discrètement. De très lointaines croyances habitent toujours nos gens. Ainsi, nous distinguons qui sont de nous et qui sont copistes.

Les participants reçurent en cadeau une épinglette commémorative du premier Grand Dérangement, édition 2006, épinglettes confectionnées par Marie-Berthe Ledoux, artiste émailleur qui est aussi la belle-mère de Monsieur Décosse.

Des cahiers à colorier ont aussi été confectionner pour les enfants présents. Plusieurs personnes ont contribué à la cueillette d’images, mais le montage, la reliure et la page couverture sont l’œuvre de Monsieur Yves Décosse.

Les échanges sont chaleureux et conviviaux. Un homme venu des bois vers la ville de Sherbroooke, Monsieur Raymond Cyr, et un homme parti de la ville de Montréal, Monsieur Réjean Auger, vers un petit village près de Rouyn-Noranda croisent avec amusement leurs discours. L’Esprit Métis s’acquiert et ne se transfert pas par le sang. Et quel plaisir que de vivre cette si riche réalité!

Monsieur Yves Décosse de Montréal a prêté main forte à Steve Blanchette dans la préparation du site pour accueillir les arrivants. N’appartenant plus maintenant qu’à lui-même et son monde intérieur avec qui il entre en contacte à volonté, il prend un peu de repos devant les nouveaux venus qui s’activent.
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